mercredi 27 octobre 2010
Douleur d'entendement
dans un geste de promesse
je tendis l'oreille
pour un chuchotement planifié
Il mordit le lobe de mon oreille droite,
je croyais: il dira
des secrets
Arrêt.
Je ne m'attendais à ce qu'il sévisse,
ainsi un sens aigu s'est développé
bon substitut, la douleur expire ça
jamais permis par l'entendement.
mardi 19 octobre 2010
Les paroles restent.
Par bateau, des nègres meurent.
Par bateau, des nègres d'Haïti meurent.
Par bateau, ils meurent.
Ici, des nègres sont bafoués.
Des nègres historiques
gardés dans les éprouvettes d'ambre du froid de novembre.
Âmes du mois de novembre,
prisonniers d'antichambres de l'asphyxie.
Semble-t-il, revenir à septembre n'est que fiction.
Liberté! Liberté ne restant que fixation.
Le seul mot nègre mérite la transfixion.
CHIR. "Technique d'amputation consistant à transpercer les tissus mous en allant aussi près de l'os que possible et à les sectionner ensuite en partant de la profondeur vers la surface"
mercredi 13 octobre 2010
À la Pink Floyd.
careful with that axe Eugene
Lave ment, fléchi le genou devant la musique envoûtante
Tourne toi-même. Tourne tournons. Chauffe à l'endroit même, là à Pompéii,
sorte de Sodome des temps mémoriaux.
Lieu du télescopage du Flower Power.
samedi 9 octobre 2010
Communication vide.
L'esprit contrit du maquillage manqué à base d'huile de pelican, le coeur saigné.
Languir d'après les titanesques absences;
lenteurs de l'abcès crevé d'ici longtemps.
Temps de guerre, temps de fortune.
Attentats sévères, guerre importune.
Voilà, tout est dit, rien n'est vraiment garanti.
Sur le pélican au Moyen-Âge
vendredi 1 octobre 2010
Action de grâces
Pour remercier.
La vie chrétienne n'est pas la caricature catholique
qu'envisage Malajube
"On loue et on vend nos esprits
On voudrait vivre à l'infini
Nos lèvres ne se sèvrent de sang noir"
Mon esprit m'appartient.
"Premiers
Dieu crée ciel et terre
terre vide solitude
noir au-dessus des fonds
souffle de dieu
mouvements au-dessus des eaux"
Je ne crois en rien à l'infini dans l'univers.
Je crois au fini. à la finalité de toute chose matérielle.
L'éternité, c'est autre chose.
On peut y voir un entier l'espace-temps compris entre 0 et 1
Une courbe qui ne touche jamais l'axe des X
La tension de vivre sans jamais mourir,
sans jamais croire
sans jamais voir
sans jamais comprendre la mort.
L'homme veut vivre à l'infini.
Tout.
Se complaire dans les déplaisirs de l'hédonisme.
Et si culte de joie n'était que la perversion d'une perfection?
jeudi 30 septembre 2010
La maladie
Inspiration, expiration.
Dégaine de l'arme. Espoir et joie à la barre des accusés.
La défense des hommes se trouve affaiblies par l'inaccessible excuse
de la grâce
Et toutes ces attaques pour écorcher
mes meilleurs jours
Voyez mon monde aux milles couleurs
un monochrome de blancheur maculée
Si je ne cite le rouge, le bleu, le jaune et le vert,
c'est que tout a le même reflet
espérance.
mercredi 29 septembre 2010
Se méprendre
la moitié encore
précantrien , glossirationner
courtimaugréer, octahédronner
précambrion, ambreton
zoostasie, rougegorgotton
épisalée, lycanthrophagie
anthropardon, amourincondoléance
mardi 28 septembre 2010
Extrait.
Parfois on parle pour ne rien dire. C’est normal. Tout ces mots qui n’ont d’autres sens que d’orienter la conversation, mais quand cela remplace la chair de ce qui est important, le sens se perd et l’ennemi de nos âmes gagne.
Par définition, le silence est une absence de bruit, d'agitation. Mais c’est surtout une question de perception. Quiconque vit se rend sourd à certains bruits, ou paroles.
Exemple. Ce machiniste dans une usine en vient à ne plus entendre la brutalité de sa presse. Ou encore, ce gardien de camp de guerre en vient à défendre les procédures inhumaines dont on afflige les prisonniers. Les temps modernes nous pousse à traiter l’humanité comme on maltraite le monde matériel.
lundi 27 septembre 2010
33 1 ⁄3 tours.
mercredi 22 septembre 2010
Improbable.
« Le berceau. Je dois achever le berceau! », dit-il en sanglot.
Ses mains suintaient de larmes. Le berceau devait être prêt pour le retour, l’arrivée de son fils! Ainsi se présentait à lui la seule salve d’espoir attendue depuis des lustres. Les lourds pas d’un Zeca assommé sonnaient le glas de sa déliquescence. Les rayons funestes d’un soleil étrange plombaient sur le berceau existentiel. On eut dit qu’il n’attendait qu’un oui pour brûler le tout. Le cœur remplissait ses devoirs physiques. La tête faisait croire autrement. Tout était serré. L’esprit fuyant – jours meilleurs, où êtes-vous?–, l’âme affligée et pantelante .
« Mais si… Mais si jamais elle ne revenait pas avec mon fils? », se questionna-t-il dans sa tête.
Il envisageait cette possibilité pour la toute première fois. Dans l’abattement s’évanouissait toute chance d’exaltation. Un sinistre orchestre jouait en continu le vacarme de ses frayeurs. Il n’en entendait que la rumeur essoufflée. Il courba le dos. Ses espoirs chimériques faillissaient rapidement. Il saisit le pinceau et enduisit de colle un bout de bois. Il suait. Les violons grinçaient en staccato, point d’orgue des cors. Délicatement, Zeca travaillait le bois pour son enfant. Par des coups secs, il tapa de son maillet de bois sur l’une des extrémités tout en appuyant l’autre contre le mur. Le chef, battant des bras violemment, dirigeait l’ensemble dans les enchevêtrements d’une fantaisie. Les trompettes hurlèrent alors. Les violoncelles gémissaient. Son cœur battait fort. Ses mains prenaient de l’assurance. Les joyaux du monde paraissaient ridicules devant ce berceau.
« Elle viendra, lui aussi. Je le sais. On ne s’est pas quitté pour rien. »
Bientôt, il pourrait enduire le berceau de cette belle peinture bleu ciel. Il avait ensuite l’intention de le déplacer près de son lit. Il consolerait son fils les nuits de terreurs nocturnes. L’orchestre plongea dans un calme. Les musiciens asphyxiaient.
« Berceau, je te peins pour mon fils. Tu pourras le porter dans ses rêves. »
Un moment s’écoula lentement. Les yeux figés sur l’ancre de son âme, Zeca parlait sous le couvert d’un soliloque apparent.
« Peut-être. Giselle, nous sommes séparés… Pour être plus forts? Je ne sais pas. Vous me manquez. Je vous manque? Je vous manque? »
Zeca déposa le pinceau sur la palette. Une pause. Largo. Ses doutes lui arrachaient des larmes pesantes. Dans les angoisses du destin, il mourait à lui-même. L’espoir s’éteignait. Il ne bougeait plus.
L’air ambiant se fit léger. Un temps seulement et les instruments crièrent plus fort. Il se remit à peindre. Le pinceau ayant parcouru le berceau en entier, Zeca sentit son cœur flétrir. L’orchestre joua plus fort. Il l’entendit jouer sforzando jusqu’à fortissimo, de rumeur à concrétude. Il ferma les yeux, se couvrit les oreilles de ses mains. Zeca vit alors la méduse et se figea dans les méandres de sa tristesse. Il se dressa devant le miroir.
« Maintenant, j’attends. Ils reviendront un jour! », d’une voix juvénile.
samedi 18 septembre 2010
MØUVANCE DU DIEU VIVANT VS TURPITÜDE
vendredi 17 septembre 2010
Érudition.
jeudi 16 septembre 2010
Arythmie.
mercredi 15 septembre 2010
Absence.
vendredi 10 septembre 2010
Le crochet de la mort.
mercredi 8 septembre 2010
Mort-vivant.
jeudi 2 septembre 2010
Voûte des ciels, écoute!
jeudi 26 août 2010
Extrait.
Beaudrihaye boucle sa ceinture, permission de se détacher de son corps. Il s'observe, loque assise: Beaudrihaye en tant qu'un autre, réfléchissant, toujours; combattre ses pensées: un devoir, les organiser, une obligation. Une journée longue et pénible l'a harassé. Mains osseuses saisissant le volant. Goutte de sueur perlant sur un front rougi par le temps présent et plissé par le temps passé. Un plan traverse son esprit: faire se doit. Son destin se ceinture de la vérité matérielle, scellée. Sorti, la portière ouverte. Le vieille homme, devant l'entrée du musée, s'essuie le front d'un mouchoir et se mouche rapidement. Le gardien l'aperçoit, ignore tout geste délateurs pour retourner vite à son feuilleton: "Ce n'est que lui ! Incapable de faire autre chose que travailler." Caution du drame. L'Afrique chante en toniques étranges, en contre-temps dansants.
- Le chant barbare doit cesser. Si Apollon existait, il me ferait bien châtier.
La plaque africaine tectonique bouge en s'éloignant. Personne n'y peut rien, quelques chaînes ne peuvent la retenir. Le vieux croit le pouvoir, fortement. Devant la nouvelle oeuvre "Post-colonialisme tintinnabulant." Aucun crainte. Pas encore.
- Je briserai l'oeuvre. De la pure casse. Personne ne le saura puisque l'oeuvre aura été trop fragile, et mal suspendue.
Destin dans le précipice. L'objet observé. Des cliquetis agressants résonnent, on dirait, le son d'une guitare ancestrale. Il retire l'affront au colonialisme de son présentoir, en prenant soin de mettre face contre-mur le texte explicatif
- Miroir noir, mes mots ne te sont aucun adversaire. Miroir noir, rien ne parait sur ta surface.
In mememoriam d'un honorable guerrier bantou
mardi 24 août 2010
Cage de verre
les regards hautains, la langue menteuse, les mains qui répandent du sang innocent,le coeur qui trame des plans malfaisants,les pieds qui se hâtent de courir au mal,le faux témoin qui profère le mensonge,et celui qui déchaine des querelles entre frères
lundi 23 août 2010
Father, this scepter
I came here, trembling,
Father, this scepter,
Let me touch it, Alone in thy room,
I came to pray you,To beg you,
dimanche 22 août 2010
Ce qui suivra.
"Arbeit macht frei",

Le travail te rendra libre.
Sale juif errant*.
Tu ne peux mourir, et tes bourreaux en profite.
Soit, j'oubliais, tu ne peux être rien d'autre qu'un élu. Tout injuste que ce soit, moi, j'ai été sorti de son Royaume. et depuis, je ne fais que ce qui m'est possible pour Lui rendre la tâche difficile.
Tes bourreaux, je les ai convaincu, de te briser afin que tes mains remplacent ton coeur, que ta tête ne dirige plus rien d'autre que tes pensées basiques. Et tes bourreaux, mes amis, t'ont finalement fait brûlé, pour te faire vivre ce que tu n'es pas supposé avoir vécu au Jugement. Tu peux me traiter de trompeur, mais le nom du fondateur de ta nation, n'est-il pas "il talonnera". Tes enfants enferment leurs voisins derrière des murs, comme s'ils étaient l'aspic qu'il faut détruire, comme toi, tu as été détruit.
On te citera longtemps en exemple, sans jamais vraiment comprendre ce qui s'est passé avec toi.
*trouvez le concept du Juif errant sur wikipedia.
samedi 21 août 2010
identités reçues
vendredi 20 août 2010
n.m Terrible
Trésor de la langue française: "Qui inspire ou cherche à inspirer la terreur, qui provoque une émotion profonde."
Le terrible, oui, je connais, devant l'objet terrible, on se sent constrit entre le mur et ledit objet, de par le regard hostile et l'immanence du danger qui embrouille notre capacité à comprendre le présent. Il n'y a que le danger qui existe, fatalité future. Peur dilatée de l'effet dudit danger. Peur de l'effet de son action déjà répétée. Constrit à force de ne point bouger de l'endroit de notre contemplation. Respiration interdite, sous l'effet du terrible constrictor, nous étouffe. Sans contact aucun. Nul besoin, non. Sa présence suffit, son regard écrase, le son de son souffle lourd supprime le notre.