dimanche 9 octobre 2011
Actions de grâce
sont à la fois rythme et frénésie
par-delà les frontières,
regardons
montagnes et fleuves agités
Les lendemains-réveils
et les hiers-ténèbres
touchent les coeurs assoiffés
Jamais de ma vie
n'aura plus valu la peine
que de crier au secours
Je repose au sein de la protection éternelle.
mercredi 10 août 2011
jeudi 5 mai 2011
la suite
C’est tout ce dont je me rappelle. Mais Claude, lui me trotte en tête depuis des années. Il ne parlait pas bien, aimait les Mighty Morphing Power Rangers, avait un plus jeune frère, m’avait présenté son ami Junior, dont le prénom réel ressemblait à Réginald ou autre –ald qui collerait plutôt à un homme dans le flétrissement de l’âge ou à un noir.
Voilà ! Un narrateur discriminatoire, vous dites. Ou pire encore, un auteur qui se permet une dose de racisme au nom d’un supposé détachement de son narrateur. Ce que j’écris je le pense et je le vis. J’ai deux amis noirs. Enfin, l’un est brun assez beau brun et l’autre est plus foncé, du genre brun chocolat appétissant. Justification du choix adjectival par deux remarques : 1. « Appétissant parce que ce dernier est plutôt enrobé. » et 2. « C’est fou comment les noirs portent bien un surplus de poids. ».
Et qui vous dit que je ne sois pas noir ? Une p’tite shot de mélamine supplémentaire et je le serais ! C’est pas une question de peau, c’est une question d’héritage culturel et spirituel. Faut-il que je me répande davantage en explications?
Claude portait un nom romain de type grandiose, Claudius le genre
mardi 3 mai 2011
Mon travail du matin....
Mes yeux de lynx, ma mère disait.
Architecte, mathématicien, historien. À défaut de pouvoir représenter des maisons où la physique quantique serait maîtresse et le savoir absolu, je me concentre sur les idées diffuses.
La population estrienne du lynx avait dramatiquement chuté jusqu’à faire prétendre les experts qu’elle avait disparu. Quand j’y suis déménagé, le loup-tigre a subitement réapparu.
Je vois au travers des murs, c’est ma coquetterie.
Après un show de trois défunts groupes, les gars de Farsighted sont venu chez moi ; ma mère était absente.
Oui, la mère peut être absente aussi.
Myope, je vois par-delà les murs. J’ai toujours cru que mal voir jusqu’au secondaire m’avait permis de voir autrement. Des visions plein la vue, par moment.
Sinon, vous pourriez dire.
Whao les moteurs ! Henry James nous a interdit d’utiliser un narrateur fou ou épris de crises de folie. Laissez-moi continuer
lundi 2 mai 2011
mardi 5 avril 2011
lundi 7 mars 2011
Nos âmes demain
et le sang des innocents
L'écorce des âmes fondra
et nos noeuds aussi
L'éternité léviathan
dévorera le temps
Éons de mémoires
les trous et le tout
de l'histoire
Les écluses des cieux s'ouvriront
pour déverser les écumes arc-en-ciel
Tous, mariniers de présent, nous
vivrons, un futur aplani, perpétuel
ou
un passé houleux, continuel.
lundi 6 décembre 2010
Viol, mise en abîme et Globoréalités
The aide said that guys like me were "in what we call the reality-based community," which he defined as people who "believe that solutions emerge from your judicious study of discernible reality." I nodded and murmured something about enlightenment principles and empiricism. He cut me off. "That's not the way the world really works anymore," he continued. "We're an empire now, and when we act, we create our own reality. And while you're studying that reality -- judiciously, as you will -- we'll act again, creating other new realities, which you can study too, and that's how things will sort out. We're history's actors . . . and you, all of you, will be left to just study what we do."
C'est ce qu'écrit Ron Suskind (pas de lien avec Patrick) dans le NYTimes en 2004. C'est une citation qui démontre l'horrible machiavélisme qui fait avancer le plus grand empire que le monde ait jamais connu.
Maintenant, vous avez entendu parlé du présumé viol commis par Assenge, le fondateur de Wikileaks. Tant et aussi longtemps qu'il n'y a pas de procès impartial, la pensée qu'il soit innocent m'est naturelle. D'abord parce que je crois en une justice qui doit prouver la culpabilité de l'accusé et on pas en une justice qui se réclame d'un juste Balancier en prenant pour acquises et vraies les accusations sur un innocent possible. La preuve que ce type de "justice" est nulle est le relâchement de 130 détenus en attente pour la peine de mort contre les 1233 exécutés depuis 1976 aux États-Unis. Sans compter les détenus qui ne sont pas dans les couloirs de la mort, ceux qui ont été exécutés sans réel procès (j'entends faux-procès devant jury éblouis par un beau-parleur et autres).
Jusqu'ici je n'ai pas encore avancé mon point: Et si Assenge était la cible d'une campagne de salissage? Ce n'est pas Roman Polanski, un artisse sans grande portée internationale, qui avait déjà avoué son geste en donnant 500 000 balles à sa victime. C'est Assenge, un homme à grande vision qui permet à des milliers de personnes de savoir ce qui se trame dans les coulisses de la politique et de la diplomatie. Parfois, c'est banal comme ici ou là. Parfois, c'est grave comme pour les diplomates américains dans le moment présent.
Le problème, c'est que nous, citoyens, sommes trop souvent tombés dans l'aveuglement que la soi-disant démocratie soit acquise à cause de l'état de droit dans lequel nous vivons. Le cas Wikileaks-Assenge prouverait le contraire si d'un côté des révélations choquantes sur les libertés de tous et chacun étaient évoquées comme nuisibles, tel que Nixon et son cabinet le clamait au tournant des années 60-70. De l'autre côté si Assenge en venait à être innocenté, le ou les maitres d'oeuvres de la rumeur pourrait avoir largué une bombe sur notre conception de la liberté. Ma liberté s'arrête là où celle de l'autre commence, mais de là à salir la réputation de quelqu'un pour invalider la source d'informations cruellement engageantes pour l'Empire? C'est simple. Assenge n'a fait que relayer de l'information qui, sans lui être destinée, ne lui est pas interdite. L'accès l'est, mais pas la lecture. Le Watergate, le Sarkogate, le Clintongate... comment ç'a débuté? Avec des gens qui poussaient l'information au su et à la vue de tous.
Voilà.
Assenge. T'es mieux d'être innocent ou d'avoir le repentir facile, mon s'il-vous-plait.
jeudi 2 décembre 2010
Page blanche.
Moins.
Moins.
Rien que moins.
Rien de plus que le rien de la cruauté en action.
Continent d’une noirceur, d’une incapacité acquise aux couleurs diverses, teintes subversives, acclimatées à l’épais mur chaud qu’on enfonce à coup de machette dans la chair des déserts, des mers, des forêts, des neiges éternelles accolées aux coudes des géants, des soufies, des ancêtres mongols, des peuls grecs, des logiques cosmogoniques oubliées, des légendes, des ors, des temples, pyramides où tempes scarifiées trempent dans la libéralisatrice connaissance des sagesses de Mâdian, de Luxor, de Tombouctou au Zimbabwe mystique croulant de paupérisation tragique. Héros de tout temps, chagrin homérique au talon fragile, peuples réfractaires aux impositions mathématiques. Le compte y est.
L’ouvrage du temps, oppresseur béni aux outres un jour crevées
mardi 23 novembre 2010
VOLCANOES under WINTER
Tous, nous commençons en mode obscur
ON.
Du mal à comprendre
OFF.
Dans le noir. Addition des lumières absentes.
ON. Sous les néons.
Imperfections sous les masques
OFF.
Les masses rocheuses d'où sortent les ténèbres.
ON. Des volcans
Le feu des eaux vives, l'hiver des temps
Le printemps à l'avenir et les magmas endurcis
La bouche d'un volcan en vient à exploser
Le passage d'une époque et ses rêves
Les empires-menteurs effondrés
Refonte sur refonte sur refonte
Les neiges éternelles se reforment, non par le froid
mais par les douleurs perpétuelles de l'enfantement
Mort hivernale du Fils de l'homme
donnant une vie
Foule des possédés par le fil invisible des offres discourues
mardi 16 novembre 2010
Naïveté démocratique
Seulement, il existe un lecteur lisant en oblique, passant par-dessus des détails importants. Il régurgitera le contenu librement assimilé pour s'exprimer sur un point comme s'il avait un portrait juste de la réalité.
Dans le cas d'Omar Khadr, il y a une position absolument choquante selon laquelle Khadr a plaidé coupable avec raison, i.e. Khadr était vraiment reconnu coupable, hors de tout doute.
Voici, la vérité pleine est la suivante: il n'y a aucune preuve que Khadr ait tué qui que ce soit. Ce n'est qu'un soupçon et une liberté bafoué qui ont permis d'emprisonné un jeune homme, premier enfant-soldat à être emprisonné depuis 1945. Le gouvernement du Canada finance la réinsertion sociale d'enfants-soldats africains et sud-américains, mais pas ses citoyens. Guantanamo est un lieu de violation des droits humains. Le conservatisme politique permet ce type de pratique malgré toutes les conventions signées par les pays-membres du G7(8)(9)(20).
jeudi 11 novembre 2010
J'avais oublié
THéRéBINTHE
Un goût d'absinthe dans les pensées
Un vers
Un autre
un autre verre.
Liquide verdâtre sur carré de sucre
Pour le Plaisir, le coeur réclame
Parfois le geste de commémorer
le geste du poète
LES POÈTES SOMBRENT
DANS LES PRÉCIPICES
DE L'ENNUI GASTRIQUE
DES FUMÉES DE L'ESCLAVAGISTE OPIUM
Le copieur, celui qui fait taire les folies
Avec ma presse italienne versant
sur carré de sucre mon café aussi inique
L'opium a fait la guerre
Le café fait taire le cafetier, mais pas son ventre
Le pavotier calme le sien avec le fruit de ses mains
Art for art' sake is bullshit.
mercredi 3 novembre 2010
L'heure.
L'heure avance
Tic tac
La page chrysalide
Rien
Toc toc
Toujours rien
Les mots sont là
L'enveloppe se fend
La page se remplit
mercredi 27 octobre 2010
Douleur d'entendement
dans un geste de promesse
je tendis l'oreille
pour un chuchotement planifié
Il mordit le lobe de mon oreille droite,
je croyais: il dira
des secrets
Arrêt.
Je ne m'attendais à ce qu'il sévisse,
ainsi un sens aigu s'est développé
bon substitut, la douleur expire ça
jamais permis par l'entendement.
mardi 19 octobre 2010
Les paroles restent.
Par bateau, des nègres meurent.
Par bateau, des nègres d'Haïti meurent.
Par bateau, ils meurent.
Ici, des nègres sont bafoués.
Des nègres historiques
gardés dans les éprouvettes d'ambre du froid de novembre.
Âmes du mois de novembre,
prisonniers d'antichambres de l'asphyxie.
Semble-t-il, revenir à septembre n'est que fiction.
Liberté! Liberté ne restant que fixation.
Le seul mot nègre mérite la transfixion.
CHIR. "Technique d'amputation consistant à transpercer les tissus mous en allant aussi près de l'os que possible et à les sectionner ensuite en partant de la profondeur vers la surface"
mercredi 13 octobre 2010
À la Pink Floyd.
careful with that axe Eugene
Lave ment, fléchi le genou devant la musique envoûtante
Tourne toi-même. Tourne tournons. Chauffe à l'endroit même, là à Pompéii,
sorte de Sodome des temps mémoriaux.
Lieu du télescopage du Flower Power.
samedi 9 octobre 2010
Communication vide.
L'esprit contrit du maquillage manqué à base d'huile de pelican, le coeur saigné.
Languir d'après les titanesques absences;
lenteurs de l'abcès crevé d'ici longtemps.
Temps de guerre, temps de fortune.
Attentats sévères, guerre importune.
Voilà, tout est dit, rien n'est vraiment garanti.
Sur le pélican au Moyen-Âge
vendredi 1 octobre 2010
Action de grâces
Pour remercier.
La vie chrétienne n'est pas la caricature catholique
qu'envisage Malajube
"On loue et on vend nos esprits
On voudrait vivre à l'infini
Nos lèvres ne se sèvrent de sang noir"
Mon esprit m'appartient.
"Premiers
Dieu crée ciel et terre
terre vide solitude
noir au-dessus des fonds
souffle de dieu
mouvements au-dessus des eaux"
Je ne crois en rien à l'infini dans l'univers.
Je crois au fini. à la finalité de toute chose matérielle.
L'éternité, c'est autre chose.
On peut y voir un entier l'espace-temps compris entre 0 et 1
Une courbe qui ne touche jamais l'axe des X
La tension de vivre sans jamais mourir,
sans jamais croire
sans jamais voir
sans jamais comprendre la mort.
L'homme veut vivre à l'infini.
Tout.
Se complaire dans les déplaisirs de l'hédonisme.
Et si culte de joie n'était que la perversion d'une perfection?
jeudi 30 septembre 2010
La maladie
Inspiration, expiration.
Dégaine de l'arme. Espoir et joie à la barre des accusés.
La défense des hommes se trouve affaiblies par l'inaccessible excuse
de la grâce
Et toutes ces attaques pour écorcher
mes meilleurs jours
Voyez mon monde aux milles couleurs
un monochrome de blancheur maculée
Si je ne cite le rouge, le bleu, le jaune et le vert,
c'est que tout a le même reflet
espérance.
mercredi 29 septembre 2010
Se méprendre
la moitié encore
précantrien , glossirationner
courtimaugréer, octahédronner
précambrion, ambreton
zoostasie, rougegorgotton
épisalée, lycanthrophagie
anthropardon, amourincondoléance
mardi 28 septembre 2010
Extrait.
Parfois on parle pour ne rien dire. C’est normal. Tout ces mots qui n’ont d’autres sens que d’orienter la conversation, mais quand cela remplace la chair de ce qui est important, le sens se perd et l’ennemi de nos âmes gagne.
Par définition, le silence est une absence de bruit, d'agitation. Mais c’est surtout une question de perception. Quiconque vit se rend sourd à certains bruits, ou paroles.
Exemple. Ce machiniste dans une usine en vient à ne plus entendre la brutalité de sa presse. Ou encore, ce gardien de camp de guerre en vient à défendre les procédures inhumaines dont on afflige les prisonniers. Les temps modernes nous pousse à traiter l’humanité comme on maltraite le monde matériel.
lundi 27 septembre 2010
33 1 ⁄3 tours.
mercredi 22 septembre 2010
Improbable.
« Le berceau. Je dois achever le berceau! », dit-il en sanglot.
Ses mains suintaient de larmes. Le berceau devait être prêt pour le retour, l’arrivée de son fils! Ainsi se présentait à lui la seule salve d’espoir attendue depuis des lustres. Les lourds pas d’un Zeca assommé sonnaient le glas de sa déliquescence. Les rayons funestes d’un soleil étrange plombaient sur le berceau existentiel. On eut dit qu’il n’attendait qu’un oui pour brûler le tout. Le cœur remplissait ses devoirs physiques. La tête faisait croire autrement. Tout était serré. L’esprit fuyant – jours meilleurs, où êtes-vous?–, l’âme affligée et pantelante .
« Mais si… Mais si jamais elle ne revenait pas avec mon fils? », se questionna-t-il dans sa tête.
Il envisageait cette possibilité pour la toute première fois. Dans l’abattement s’évanouissait toute chance d’exaltation. Un sinistre orchestre jouait en continu le vacarme de ses frayeurs. Il n’en entendait que la rumeur essoufflée. Il courba le dos. Ses espoirs chimériques faillissaient rapidement. Il saisit le pinceau et enduisit de colle un bout de bois. Il suait. Les violons grinçaient en staccato, point d’orgue des cors. Délicatement, Zeca travaillait le bois pour son enfant. Par des coups secs, il tapa de son maillet de bois sur l’une des extrémités tout en appuyant l’autre contre le mur. Le chef, battant des bras violemment, dirigeait l’ensemble dans les enchevêtrements d’une fantaisie. Les trompettes hurlèrent alors. Les violoncelles gémissaient. Son cœur battait fort. Ses mains prenaient de l’assurance. Les joyaux du monde paraissaient ridicules devant ce berceau.
« Elle viendra, lui aussi. Je le sais. On ne s’est pas quitté pour rien. »
Bientôt, il pourrait enduire le berceau de cette belle peinture bleu ciel. Il avait ensuite l’intention de le déplacer près de son lit. Il consolerait son fils les nuits de terreurs nocturnes. L’orchestre plongea dans un calme. Les musiciens asphyxiaient.
« Berceau, je te peins pour mon fils. Tu pourras le porter dans ses rêves. »
Un moment s’écoula lentement. Les yeux figés sur l’ancre de son âme, Zeca parlait sous le couvert d’un soliloque apparent.
« Peut-être. Giselle, nous sommes séparés… Pour être plus forts? Je ne sais pas. Vous me manquez. Je vous manque? Je vous manque? »
Zeca déposa le pinceau sur la palette. Une pause. Largo. Ses doutes lui arrachaient des larmes pesantes. Dans les angoisses du destin, il mourait à lui-même. L’espoir s’éteignait. Il ne bougeait plus.
L’air ambiant se fit léger. Un temps seulement et les instruments crièrent plus fort. Il se remit à peindre. Le pinceau ayant parcouru le berceau en entier, Zeca sentit son cœur flétrir. L’orchestre joua plus fort. Il l’entendit jouer sforzando jusqu’à fortissimo, de rumeur à concrétude. Il ferma les yeux, se couvrit les oreilles de ses mains. Zeca vit alors la méduse et se figea dans les méandres de sa tristesse. Il se dressa devant le miroir.
« Maintenant, j’attends. Ils reviendront un jour! », d’une voix juvénile.
